ÉDITO #Quelques mots Ensemble, dans les starting- blocks! S ur la trame de fond d’un contexte international tendu, l’esprit d’équipe et de solidarité semble reve- nir au premier plan. Les premières mesures annon- cées par le gouvernement dans le domaine de la création de nouveaux logements sont prometteuses et montrent qu’il y a à nouveau une véritable volonté de dialoguer avec le secteur privé. Les quelques chantiers restant encore en friche sont abordés ensemble par les acteurs publics et privés ! Ainsi, le groupe de travail interministériel relatif à la simplifica- tion des procédures, composé également des professionnels du secteur de la construction, a pris son rythme de croisière et nous sommes confiants que d’ici le mois de juin un texte cohérent sera présenté. La définition du « logement abordable » est désormais claire et permet au secteur privé de se positionner également sur ce créneau qui concerne désormais 70 % de la population rési- dente. Et enfin, les discussions sur des aménagements ponc- tuels de la densité dans les projets et les communes répondant aux critères d’un aménagement durable et de qualité peuvent être menées sans blocages idéologiques. Une collaboration dans ce domaine sera bénéfique, et pour les habitants et pour le secteur de la construction ! Les frais d'enregistrement de 7% sur la partie construite d'un logement neuf devraient être abolis dès que possible. De ce fait, le client payera les frais d'enregistrement uni- quement sur la partie terrain. Il ne doit plus supporter le coût supplémentaire de 5% comme c'est le cas actuelle- ment. Par conséquent, le développeur pourra liquider son stock et sera encouragé à démarrer de nouvelles construc- tions sachant que le client ne sera plus pénalisé par ces frais cachés injustifiés. Une suppression limitée dans le temps de ces droits d’enregis- trement pourrait constituer un véritable ballon d’oxygène pour le marché locatif. À côté de ces mesures qui délesteraient considérablement le secteur privé et les résidents, l’État (au sens large du terme) devrait également se livrer à une opération de remise en question en interne. Nous nous permettons de citer quelques situations qui ne nécessitent pas de réformes fondamentales. Tout d’abord, les différentes administrations devraient ne pas se boycotter entre elles. Par exemple, si une commune est d’accord qu’un important projet immobilier se raccorde au gaz alors qu’il y a une conduite de gaz sur le site (!), il est inconcevable que le gouvernement décide unilatéralement que le chauffage au gaz n’est plus autorisable. Dans le même ordre d’idées, les communes désireuses de croître devraient être soutenues par le gouvernement de manière pragmatique et rapide sans devoir quémander des subsides au travers de démarches administratives tortueuses et peu transparentes. Ainsi, l’État (la main publique) – le plus grand propriétaire foncier via ses différentes entités toutes financées par le contribuable – se devrait d’urbaniser ses terrains via des concours de design&build ou des partenariats public- privé et enfin créer les logements nécessaires pour que notre pays puisse continuer à croître! Tous ces constats et toutes ces suggestions sont connus et peu contestés ! À nous tous d’en tirer les conclusions et les actions nécessaires dans l’intérêt de notre pays. Sur une autre note, nous sommes fiers de vous présenter cette nouvelle édition de notre Gio Inside . Dans ce numéro, retrou- vez un condensé de cette passion pour la construction qui nous anime chaque jour. Paul et Marc Giorgetti avril 2024 GIO INSIDE 3
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